Depuis le 1er octobre 2026, la Vlaams roodbruin bier — la bière rouge-brune flamande — est officiellement protégée par une indication géographique protégée (IGP) européenne. C’est une première pour une bière belge, et l’aboutissement d’un parcours entamé il y a quinze ans par les brasseries qui portent ce style.
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Une reconnaissance attendue depuis quinze ans
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Le règlement européen d’enregistrement a été signé le 22 septembre 2026 et publié au Journal officiel de l’Union européenne le 1er octobre. La demande avait été déposée auprès des autorités européennes en décembre 2024. En pratique, le travail de documentation et de plaidoyer des brasseries concernées remonte cependant bien plus loin : la plus ancienne description connue de cette bière dans la région date de 1851.
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La rouge-brune flamande rejoint désormais plus de 3 900 indications géographiques protégées et appellations d’origine répertoriées en Europe, parmi lesquelles figurent déjà quelques bières — la Bayerisches Bier (Bavière) ou les bières de Bohême en sont les exemples les plus connus. Pour comprendre le mouvement plus large de valorisation brassicole européenne, on peut aussi rappeler la démarche similaire menée en Italie pour la bière du Piémont, qui suit le même chemin de protection du terroir brassicole.
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Qu’est-ce que la rouge-brune flamande ?
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La Vlaams roodbruin bier est un style de fermentation mixte : la recette classique associe environ 75 % de jeune bière à 25 % de bière vieillie pendant plusieurs mois dans des foudres, de grandes cuves verticales en chêne. Ce vieillissement en bois est la signature du style : avec les brasseurs de lambic, les producteurs de rouge-brune flamande sont les seuls à avoir maintenu cette tradition d’affinage en fûts de chêne jusqu’aujourd’hui.
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Géographiquement, la production est strictement délimitée à la Flandre occidentale : les arrondissements de Roulers (Roeselare), Tielt et Courtrai (Kortrijk), ainsi que les communes de Kortemark et Ichtegem. La couleur acajou, les arômes de cerise, de vinaigre balsamique et de caramel qui caractérisent ce style sont le résultat direct de ce terroir et de ce procédé unique.
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Les huit brasseries au cœur du dossier
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L’IGP a été obtenue à la demande de huit brasseries flamandes : Rodenbach, Verhaeghe, De Brabandere, Omer Vander Ghinste, Strubbe, Vanhonsebrouck, The Brew Society et ‘t Verzet. Des noms qui font référence dans le monde de la bière belge et internationale, et dont certaines bières — la Rodenbach Grand Cru, la Duchesse de Bourgogne de Verhaeghe — sont régulièrement citées parmi les meilleures bières du monde.
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Cette distinction s’inscrit dans la continuité d’une reconnaissance internationale de la culture brassicole belge, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO depuis 2016.
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Ce que cela change pour les consommateurs
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Concrètement, l’IGP garantit que toute bière commercialisée sous l’appellation « Vlaams roodbruin bier » respecte un cahier des charges précis : zone géographique, procédé de fermentation mixte, vieillissement en foudres. C’est une protection contre les imitations et un outil de lisibilité pour les amateurs qui cherchent l’authenticité.
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Pour les amateurs français, c’est aussi l’occasion de (re)découvrir ce style singulier, souvent résumé à tort à « une bière acide ». La rouge-brune flamande est en réalité un équilibre subtil entre l’acidité lactique apportée par le vieillissement, la rondeur du malt et les notes boisées des foudres. À déguster à une température de cave (10–12 °C), dans un verre tulipe ou calice.
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Source : La Libre / Belga (1er octobre 2026) ; Malts et Houblons ; 7sur7.
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Et vous, connaissez-vous déjà la rouge-brune flamande ? Avez-vous une Rodenbach ou une Duchesse de Bourgogne dans votre cave ? Dites-nous ce que vous en pensez en commentaire.



