C’est une des brasseries les plus importantes de France qui vient d’investir massivement dans son outil industriel. Le 1er octobre 2026, Heineken a inauguré l’extension de sa brasserie de Mons-en-Barœul (Nord), fruit de deux ans de travaux et de 118 millions d’euros d’investissement.
Un site de 22 hectares parmi les plus grands d’Europe
Avant les travaux, la brasserie de Mons-en-Barœul produisait 3,4 millions d’hectolitres par an. Elle affiche désormais une capacité de 4,5 millions d’hL — soit 1,1 million d’hectolitres supplémentaires par an. Ce volume place le site parmi les dix plus grandes brasseries d’Europe au sein du groupe Heineken.
Sur ses 22 hectares à la sortie de Lille, ce site est le principal outil de production de Heineken en France. C’est ici qu’est notamment bras sée une part significative de la gamme Heineken distribuée en France, dont les nouvelles références comme la Blonde de Blé. L’inauguration a été présidée par Annick Vincenty, directrice générale de Heineken France, devant les élus locaux.
Moins d’eau, moins de gaz : l’enjeu environnemental
L’extension va de pair avec une amélioration concrète du bilan environnemental du site. Entre janvier 2025 et le premier semestre 2026, la consommation d’eau a diminué de 13 % et celle de gaz de 9 %. Deux équipements expliquent ces résultats : une nouvelle station d’épuration des eaux usées et une unité de méthanisation qui traite 30 000 m³ d’effluents par jour pour récupérer l’énergie.
Pour une brasserie brassant à ce volume, chaque gain sur la consommation d’eau représente des millions de litres économisés. C’est aussi un argument commercial de poids alors que les certifications environnementales pèsent de plus en plus dans les appels d’offres de la grande distribution.
Concentration industrielle et filière artisanale : deux mondes parallèles
Cet investissement de 118 M€ est à replacer dans le contexte de la filière brassicole française. D’un côté, les grandes brasseries industrielles comme Mons-en-Barœul concentrent environ 87 % du volume produit en France. De l’autre, plus de 2 500 brasseries artisanales se partagent les 13 % restants, dans un marché qui arrive à maturité.
Le groupe Heineken avait par ailleurs annoncé 3 000 suppressions de postes à l’échelle mondiale tout en affichant une hausse de ses bénéfices en 2026. La stratégie est claire : concentrer les moyens sur des sites très performants, réduire les coûts, et augmenter les volumes sur les marques qui fonctionnent.
Sources : Bière Actu (1er oct. 2026), LSA et Entrevue.fr.
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