La Malterie du Château ferme après 158 ans : ce que ça change pour la filière

Grains d'orge maltés, ingrédient fondamental de la bière — malterie du château fermeture 2026

La nouvelle a créé un vrai remous dans la filière brassicole belge et européenne. La Malterie du Château, installée à Beloeil (province de Hainaut) depuis 1868, a annoncé qu’elle cessera définitivement ses activités le 31 décembre 2026. C’est la fin d’une page d’histoire brassicole de 158 ans.

Un savoir-faire maltier vieux de 158 ans

La Malterie du Château appartient au groupe Castle Malting, filiale de Soufflet Malt. Sur son site de Beloeil, elle transformait de l’orge locale en malts spéciaux depuis plus d’un siècle et demi. Ses produits étaient utilisés par des brasseries artisanales en Europe et bien au-delà, notamment pour l’élaboration de bières ambrées, de bières d’abbaye ou de bières de fermentation haute.

La direction du groupe a assuré que la production sera transférée vers les sites français de Soufflet Malt, et que les clients ne subiront aucun changement : mêmes recettes, mêmes spécifications techniques, mêmes standards de qualité. La continuité des livraisons est garantie.

Ce que la fermeture dit de la filière maltière

Pour les brasseries qui travaillaient avec la Malterie du Château depuis des années, la perte est avant tout symbolique. Mais elle interroge aussi sur la concentration croissante du secteur maltier en Europe. Là où des dizaines de malteries indépendantes existaient autrefois, quelques grands groupes industriels contrôlent désormais l’essentiel de l’approvisionnement en malts.

Cette dynamique n’est pas isolée. Les fermetures de brasseries artisanales en France — 209 arrêts en 2025 selon le gouvernement — témoignent elles aussi d’une rationalisation sous pression des coûts, de l’énergie et du pouvoir d’achat. La disparition d’un fournisseur historique d’ingrédients s’inscrit dans le même mouvement de consolidation qui traverse toute la chaîne brassicole.

Un signal à prendre au sérieux pour les amateurs de terroir

Pour les amateurs de bières qui s’intéressent à la traçabilité des ingrédients, la fermeture d’une malterie aussi ancienne mérite attention. Certains malts spéciaux de Beloeil avaient des profils aromatiques difficiles à reproduire ailleurs. À mesure que les brasseries artisanales françaises se consolident, la diversité des ingrédients disponibles pour les petits producteurs devient un enjeu en soi.

Sources : Bière Actu (2 oct. 2026), La DH et L’Avenir.

Vous connaissiez les malts Castle Malting ou vous avez utilisé leurs produits dans vos recettes ? Partagez votre point de vue dans les commentaires — cette page de l’histoire brassicole vaut bien quelques souvenirs.

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